Une histoire de places dans une assemblée
Le clivage naît en 1789, à l'Assemblée constituante. Lors du débat sur le droit de veto du roi, les députés favorables à un pouvoir royal fort se regroupent à droite du président de séance, ceux qui veulent le limiter se placent à gauche. L'habitude s'installe, et les mots « gauche » et « droite » finissent par désigner deux grandes familles d'idées.
Au fil des siècles, le contenu de ces familles a beaucoup changé : la gauche a d'abord été républicaine face aux monarchistes, puis s'est structurée autour du mouvement ouvrier et du socialisme ; la droite a rassemblé conservateurs, libéraux et bonapartistes, puis gaullistes.
Ce qui oppose la gauche et la droite aujourd'hui
Sur l'économie
La gauche défend plutôt la redistribution des richesses par l'impôt, des services publics forts, la protection des salariés et un rôle actif de l'État. La droite défend plutôt la baisse des impôts et des dépenses publiques, la liberté d'entreprendre et la responsabilité individuelle.
Sur la société
La gauche est en général plus progressiste : extension des libertés individuelles, accueil des étrangers, lutte contre les discriminations. La droite est en général plus conservatrice : ordre, autorité, maîtrise de l'immigration, défense des traditions et de l'identité nationale.
Pourquoi un seul axe ne suffit pas
Placer tout le monde sur une seule ligne gauche-droite cache beaucoup de nuances. Une personne peut vouloir augmenter le SMIC et réduire l'immigration ; une autre peut vouloir baisser les impôts et légaliser le cannabis. C'est pourquoi le test Sonder FR utilise deux axes, économique et sociétal, et te montre ta position sur six thèmes séparément.
Les partis eux-mêmes ne se rangent pas toujours proprement : le Rassemblement national, par exemple, combine des positions très à droite sur l'immigration et des positions plus sociales sur les retraites ou le pouvoir d'achat.
Et le centre ?
Le centre réunit ceux qui refusent de choisir un camp en bloc et cherchent des compromis : réformes économiques libérales, attachement européen, positions modérées sur les questions de société. En France, le « bloc central » rassemble aujourd'hui Renaissance, le MoDem et Horizons.